LaitDistributeurs et industriels ne répercutent pas la chute des cours

| AFP

La baisse des cours du lait intervenue à partir de 2008 n'a pas été répercutée aux consommateurs, les distributeurs et les industriels ayant conservé, voire accru, leurs marges brutes, indiquent deux études commandées par le gouvernement et publiées mercredi.


Le prix du lait est resté stable bien que son
coût de production ait baissé.
(© Terre-net Média)

La première étude, réalisée par l'Observatoire des prix et des marges, porte sur le prix et les marges du lait, du yaourt nature, du beurre et de l'emmental 2000.

Elle a été commandée en pleine crise du lait en juin, en réponse aux interrogations des producteurs laitiers sur les marges des distributeurs et des industriels dans le secteur.

La seconde, réalisée par la direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes (Dgccrf), se penche sur l'évolution des prix entre janvier 2007 et avril 2009.

Cette dernière montre que les prix du lait entier, du lait demi-écrémé, du yaourt et du beurre sont restés relativement stables entre janvier 2007 et avril 2009. Or le coût de production a baissé pour tous ces produits pendant cette période, principalement en raison de la chute des cours du lait.

Le prix de la brique pointée du doigt

Le prix du lait en brique est pointé du doigt: la chute des prix à la production n'a pas été répercutée aux consommateurs depuis 2008. Parallèlement, distributeurs et industriels ont accru leurs marges. Celles des industriels pour le lait Uht sont passées à 52,1% du prix payé par le consommateur au deuxième trimestre 2009, contre 41,6% début 2008 et 34,1% début 2005, selon l'Observatoire.

La part des marges des distributeurs dans le prix de détail du lait est passée à 17,1% au deuxième trimestre 2009, contre 12,8% en 2008. Mais cette part est largement en deçà des 28,5% engrangés par les distributeurs en 2005.


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