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Conjoncture laitièreLa production française en baisse

| par CLG | Terre-net Média

Agreste, le service statistique du ministère de l'agriculture, a publié les chiffres de la production laitière pour octobre 2018. Une production qui poursuit sa baisse par rapport à 2017.

« Encore affectée par la sécheresse, la collecte de lait de vache recule, en octobre 2018, de 3,7 % sur un an. Les prix du lait se maintiennent, tandis que l’évolution des fabrications de produits est hétérogène d’une année sur l’autre, analyse Agreste.

En octobre 2018, la collecte de lait de vache recule de 3,7 % par rapport à l’an passé, et ce à cause des effets de la sécheresse estivale et de la baisse de 1,1 % des effectifs de vaches laitières sur un an. Sur cette même période, la part de la collecte de lait de vache bio représente 3,5 % de la collecte totale contre 2,8 % en octobre 2017 », et celle de lait AOP/IGP en représente 15,5 %.

Si l’on regarde plus dans le détail, hormis en Nord-Picardie où elle progresse de 1 %, la collecte diminue dans la majorité des bassins de production par rapport à octobre 2017. « La collecte recule ainsi de 4,4 % dans le Grand-Ouest et de 4,6 % dans le Grand-Est, mais reste stable dans le bassin Normandie (- 0,2 %). Les reculs les plus marqués de la collecte se situent dans les bassins Sud-Ouest (- 9,6 %), Charente-Poitou (- 6,6 %), Sud-Est (- 6,1 %) et Auvergne-Limousin (- 5,2 %). La baisse de la collecte est plus modérée dans le bassin Centre (- 2,9 %). »

Le prix du lait standard conventionnel 38/32 g/l, en octobre 2018, s’établit à 338 €/1 000 l, soit + 0,5 % par rapport à 2017. Proche du niveau de 2017, le prix de lait de vache bio standard s’établit à 478 €/1 000 l. Tous types de lait confondus, le prix standard s’élève donc à 351 €/1 000 l, enregistrant ainsi une hausse de 3 €/1 000 l.

Collecte très dynamique en Irlande et en Pologne

Le prix à teneurs réelles augmente pour sa part de 4 €/1 000 l en conventionnel, atteignant 378 €/1 000 litres, et stagne à 501 €/1 000 l en bio. Malgré une progression dans la plupart des bassins laitiers, entre 1,1 % pour le Sud-Ouest et 3,4 % pour le Grand-Ouest par rapport à septembre 2018, le prix à teneurs réelles régresse légèrement dans le Grand-Est, Nord-Picardie et Sud-Est. Entre septembre 2017 et septembre 2018, l’indice de prix à teneurs réelles du lait AOP/IGP augmente quant à lui de 0,3 % et celui du lait conventionnel (hors bio et AOP/IGP) baisse de 2,2 %.

En octobre 2018, les évolutions des fabrications de produits laitiers sont disparates par rapport au mois d’octobre 2017. « Ainsi, les fabrications de lait conditionné reculent de 10,2 %, celles de yaourts et desserts lactés de 0,7 % et celles de crème conditionnée de 3,7 %. Parmi les principales fabrications de fromages, celles de fromages frais sont stables (- 0,2 %), celles à pâte molle progressent de 1,8 % et celles à pâte filée de 6,4 %. À l’inverse, les fabrications de fromages à pâte persillée reculent de 1,9 %, celles de fromages à pâte pressée non cuite baissent de 1 % et celles à pâte pressée cuite de 4,3 % d’une année sur l’autre. Parmi les produits industriels, les fabrications de matières grasses progressent de 4 % tandis que celles de poudres séchées reculent de 16 %. Les fabrications de caséines et caséinates baissent de 15,4 %, celles de poudre de babeurre de 15,6 % et dans une moindre mesure, les fabrications de poudre de lactosérum baissent de 6,6 % par rapport à octobre 2017. »

« D’après Eurostat, la collecte laitière européenne - UE à 28 membres - du mois de septembre 2018 est au même niveau que celle de 2017. La collecte reste très dynamique en Irlande (+ 10,2 %), progresse en Pologne (+ 2,4 %) et légèrement au Royaume-Uni (+ 0,8 %). Elle est stable en Allemagne ou encore en Espagne. Elle recule de 4,5 % aux Pays-Bas et de 1 % en Italie. »


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Debout
Il y a 91 jours
Baisse de la production laitière française... Ha tiens... Pourquoi ??.. La sécheresse à bon dos.... La France à déjà connu des épisodes de sécheresse sans pour autant que la production laitière baisse... Quand il y avait sécheresse avant la confiance de l avenir était là. Les producteurs achetaient des fourrages, les banques financaient.. Etc... Le contexte est tout autre aujourd'hui.. Les producteurs font avec ce qu'ils ont ils n ont pas le choix.... Beaucoup de producteurs arrêtent ou ont arrêtés la production et cela va continuer.. Et ces vaches vont à l abattoir.. Le marché est complètement atone.. Pour remonter il faudra des vaches à 20000l..et c'est pas le bio qui va arranger les choses non plus complètement illusoire. Cela fait plus de 25 ans que la production française baisse.. On a pourtant enlevé les quotas.. Quand il y avait les quotas, la France n a jamais atteint son quota ou droit à produire national elle faisait même payer des amendes aux de passeurs, incroyable... Elle a dû rembourser car illégal... L Europe l avait rappelé à l ordre.. Conclusion, personne n écoute les articles apparaissent mais veulent cacher la misère.. Plus 18%de revenu etc... Baisse de la production française mais c'est la sécheresse..... En lait il y a gros malaise plus de revenus et plus de main d'œuvre... Lactalis, bel.... Ont moins de 20% de leur chiffre d'affaires en France.. Encore bizarre que leur siège social reste en France.. Les institutions sont déconnectées du terrain et restent dans leur théorie du sondage et des pourcentages... Très mal sain...
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