Foncier agricoleLa croissance des prix des terres agricoles s'est poursuivie en 2002

| AFP

PARIS, 12 sept (AFP) - Le prix des terres agricoles a continué de croître en 2002, a indiqué vendredi le journal spécialisé Agreste Primeur qui publie les statistiques agricoles du ministère de l'Agriculture.

La hausse a atteint 4,1% pour les terres labourables et les prés en 2002 contre 3,5% un an plus tôt. En valeur réelle, en tenant compte de l'inflation, la progression est de 2,1 % contre 1,9% en 2001, précise l'enquête.\n De nombreux facteurs favorables continuent de porter le marché: l'offre se réduit avec la diminution du nombre de départs en retraite et en préretraite et les volumes de transaction sont revenus en 2002 au niveau de ceux de 2000 mais sont demeurés nettement en dessous de ceux de la période 1995-1999.

En outre, la demande des terres est toujours élevée avec une part "toujours croissante des non-agriculteurs" qui représentent 31% des surfaces achetées contre 27% en 1999. Les taux d'intérêt qui ont diminué en termes réels en 2002 sont "très faibles".

La croissance des revenus des éleveurs bovins en 2002 et celle des céréaliers facilitent leurs achats, souligne l'enquête.

En revanche, les effets de la baisse des droits de mutation, qui sont passés à 4,8% en 1999, s'estompent au fil du temps.

L'an dernier, le prix moyen des terres labourables a atteint 3.860 EUR par hectare et celui des prairies naturelles 2.750 EUR, mais des disparités régionales notables subsistent. Les prix sont nettement plus onéreux dans les zones urbaines ou à vocation touristique.

Terres et prés confondus, l'hectare peut ainsi se négocier en moyenne à 7.440 EUR l'hectare dans les Bouches-du-Rhône, à 6.040 EUR dans le Val d'Oise et à 5.970 en Haute-Savoie. Les cours sont toujours modérés dans les régions plus tournées vers l'élevage comme la Bourgogne, la Franche-Comté, les Pays de Loire et le Limousin. A l'opposé, les prix du foncier agricole les plus bas peuvent être inférieurs à 1.500 EUR l'hectare dans la Creuse et en Loire-Atlantique.

Les plus fortes progressions de prix par région ont été enregristrées dans l'Indre (+14%), la Sarthe et les Ardennes (+13%), la Drôme (+11%), le Puy-de-Dôme et la Dordogne (+10%).

Les prix des terres se replient dans neuf départements: de 8% en Charente-Maritime, 5% dans le Gard, 4% en Haute-Savoie, et 2 à 3% dans les deux départements corses, le Rhône, le Jura, l'Ardèche et les Landes.

La croissance du prix des vignes d'appelation s'est ralentie. La progression s'est établie à 3,1% en 2002 alors qu'elle avait été de près de 10% par an sur la période 1998-2001, relève l'énquête. Le prix moyen atteint désormais 68.400 EUR l'hectare. Ce repli s'explique notamment par les baisses de revenu des viticulteurs d'appelation.

Seule exception, les vignerons champenois ont bénéficié de deux bonnes récoltes et de prix élevés du raisin en 2001 et 2002.

Les cours se sont tassés dans le Bordelais. Ils ont diminué dans le département du Rhône mais ont en revanche poursuivi leur progression dans le reste de la vallée du Rhône et en Bourgogne.

Le cours des vignes sans appelation augmente, quant à lui, de 3,3% avec un prix moyen de 11.470 EUR l'hectare. Dans les Charentes, les prix demeurent stables tout comme dans le Midi viticole.



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