ÉditoL'agriculture pour réindustrialiser

| par | Terre-net Média

Éditorial de la rédaction paru dans Terre-net Magazine n°14.

Pierre Boiteau, directeur des rédactions de Terre-net Média.
Pierre Boiteau, directeur des rédactions
de Terre-net Média. (© Terre-net Média)

L'agriculture peut-elle jouer un rôle face à la désindustrialisation de la France dont on parle tant pendant la campagne présidentielle 2012 ?
Oui. Sans conteste, oui.

En cumulant produits et savoir-faire agricoles et industriels français, les atouts sont certains. Mieux encore : à la différence de nos voisins européens, nous avons les moyens de participer au défi alimentaire mondial.
Nous avons des ressources agronomiques encore inexploitées qui peuvent augmenter notre potentiel de production et notre compétitivité. Notre pays est en mesure d’accroître sa production laitière et de viande bovine, car nos systèmes de production sont parmi les moins intensifs. Autres exemples : nous pouvons travailler sur l’indépendance en protéines végétales pour l’alimentation animale, sur l’utilisation par les agriculteurs de leurs propres biocarburants, etc. Les pistes ne manquent pas !

Produire plus et toujours mieux

Bref, nous pouvons produire plus, en continuant de le faire toujours mieux, et commercialiser ces produits, bruts ou transformés. Equipements, recherche, services, transformation agroalimentaire, etc : l’agro-industrie et les services ont leur rôle à jouer dans ce projet. Avec ré-industrialisation et emplois à la clé.

Mais attention. Il faut deux choses pour cela. La première : comme je l’écrivais dans l'édito de Terre-net Magazine n°13, l’avenir que nous voulons donner en France à notre agriculture, à notre agroalimentaire et à notre agro-industrie se construit sur du long terme. En mêlant vision d’avenir sur 10 voire 20 ans et bonne gestion.
La seconde : arrêter de brocarder l’agriculture par des distorsions sociales, environnementales ou "écolo-bobo" injustifiées. Car sans agriculture, l’agro-industrie est sûre de connaître la désindustrialisation. Comme l’ont connu les domaines industriels qui dépendent de matières premières importées.

De l’air !


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DÉJÀ 3 RÉACTIONS


laiturgie
Il y a 843 jours
déjà , il faut arrêter de casser l'agriculture française par une non rémunération à la hauteur de l'avenir des exploitations !
car , conserver une ferme , coute moins cher que d'en remettre où installer , à nouveaux !
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gdfontaines
Il y a 2853 jours
A Yannick Le Bot, Jacques Cheminade dans la partie "Organiser les marchés contre la mondialisation prédatrice" de son projet, vous invite à vous y pencher par ces mots :
« le massacre quotidien de la faim se déroule dans une normalité glacée et dans l’indifférence générale »
Nous sommes donc tous plus que concernés et devons relever le défis de nourrir la planète dès aujourd'hui, mieux et pour plus, voir beaucoup beaucoup plus, 15 ou 20 milliard d'individus dans un avenir proche. Nous avons en France tous les atouts pour cela cependant il est temps d'en finir avec la spéculation de tout (matières premières, semence, denrées alimentaire, orange lait, CO2.. etc). Le projet de Jacques Cheminade, Un grand chantier pour demain, Un Monde sans la City ni Wall Street met sur la table cette nécessité cruciale d'avoir une agriculture bâtit sur du long terme en relation par le développement mutuel avec les autres pays du monde (pont ferroviaire Afrique-Europe-Asie-Amériques, remise en eaux du lac Tchad, canaux du type canaux de Provence, espace) : http://www.cheminade2012.fr/Agriculture-organiser-les-marches-contre-la-mondialisation-predatrice_00466

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Yannick Le Bot
Il y a 2862 jours
Bravo!!! Les politiques feraient bien de vous lire.
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