LDCHausse du bénéfice annuel du volailler qui annonce une nouvelle acquisition

| AFP

Le volailler LDC (Le Gaulois, Marie, poulets de Loué), qui vient de reprendre partiellement l'entreprise en difficulté Doux, a vu son bénéfice annuel augmenter de 8 % lors de son exercice décalé et a annoncé mercredi une nouvelle acquisition en Hongrie.

De mars 2017 à fin février 2018, le bénéfice net du groupe est ressorti à 140,7 millions d'euros, tandis que le chiffre d'affaires s'est élevé à 3,8 milliards d'euros (+7%), tous les pôles étant en croissance. « Nous devrions dépasser cette année les 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires », a indiqué le président du directoire, Denis Lambert, mercredi lors d'une conférence de presse.

En plus de la progression de ses ventes, le groupe peut en effet compter pour l'exercice 2018/2019 sur l'intégration de quatre nouvelles entreprises récemment acquises ou en cours de rachat. LDC avait ainsi annoncé en avril l'acquisition de deux petites sociétés vendéennes, Marcel Favreau et Couthouis Peridy, placées sur le segment rémunérateur de l'abattage et de la découpe du canard de Barbarie. Le volailler a ensuite été sollicité par l'État pour participer au consortium qui a repris le groupe Doux, avec les coopératives Terrena et Triskalia, le saoudien Al-Munajem et la région Bretagne. « Nous n'avons jamais été intéressés par les actifs dirigés vers le grand export », marque de fabrique du groupe Doux, a expliqué Denis Lambert, qui va développer les outils existants pour « renforcer la stratégie de reconquête des importations » de poulet étranger en France, qui représente 42 % de la consommation française.Pour cela, LDC reprend l'usine de produits élaborés de Quimper et prévoit de bâtir à Châteaulin une usine d'abattage-découpe qui entrera en service dans deux ans et devrait employer environ 250 salariés à cette échéance.

Autre défi, faire évoluer les pratiques des 300 éleveurs qui travaillaient pour Doux et devront « changer de métier » car le poulet destiné au grand export est un petit poulet d'un kilo quand celui destiné au marché intérieur est plus lourd, a expliqué Denis Lambert. Le groupe qui a une forte stratégie de développement en Europe a également annoncé l'acquisition de la société hongroise Tranzit, qui en plus de lui permettre d'entrer sur ce marché va aussi renforcer ses capacités d'exportation, notamment vers l'Allemagne, en complément de ses activités en Pologne. « Notre ambition est de dupliquer le modèle (développé en France, NDLR), en Europe », a assuré Denis Lambert, qui a ajouté que l'acquisition était soumise à l'avis de l'autorité de la concurrence allemande.


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