Ogm/non OgmUn livre blanc sur la coexistence et la traçabilité des filières

| par Frédéric Hénin | Terre-net Média

Rendre compte des résultats d'un projet de quatre ans portant sur la coexistence des filière Ogm et non Ogm, telle est l'ambition que s'est donnée la conférence finale de Co-Extra les 3 et 4 juin prochains. Elle clôt un programme de recherches européen coordonné par Yves Bertheau, de l'Inra de Paris-Grignon auquel ont participé deux cents chercheurs économiques, scientifiques et juridiques. Les équipes de travail sont issues de 18 pays d'Europe, de Russie du Brésil et d'Argentine.


Pour faire coexister les deux filières Ogm/non Ogm,
des solutions acceptables restent à trouver (© Terre-net Média)
Les recherches ont été conduites dans la perspective de dégager des conclusions qui constitueront en quelques sortes des aides à la décision. « Les chercheurs ont travaillé afin de pouvoir fournir les bases techniques, économiques scientifiques et juridiques permettant d’éclairer les décisions publiques et de renseigner utilement une vaste gamme de parties prenantes : agriculteurs, importateurs transporteurs, producteurs d’alimentation animal ou humaine, détaillants consommateurs laboratoires d’analyses, opérateurs de contrôle », explique l’Inra.

Les recherches ont été conduites en se reposant sur l’expérience acquise par le passé et sur les résultats de travaux antérieurs conduits dans différents pays.

Des recherches réalisées dans le cadre de Co-extra, il ressort ainsi des normes à respecter pour faire coexister des cultures.

Ainsi, à l’échelle de l’exploitation agricole, la coexistence individuelle de deux filières est impossible. Elle peut être envisagée qu’au niveau collectif. Voire, après avoir déterminé des zones dédiées à chacune

Des perspectives prometteuses

Selon l'Inra, le programme Co-extra a fourni de nombreux résultats techniques et juridiques visant à favoriser au moindre coût coexistence et traçabilité Dans leur ensemble, les résultats de co-extra aura un impact important non seulement sur le cadre réglementaires européens et nationaux mas également sur la gestion des filières.
A noter que les méthodes, stratégies outils et modèles développer dans le cadre de Co-extra seront employés dans la gestion de nombreuses autres filières de produits nocifs allergènes et de mycotoxiques .

des filières avec les questions que soulève la gestion des zones intermédiaires. La fluctuation des marchés rend cette organisation d’emblée difficile dans la mesure où les agriculteurs décident de plus en plus tard ce qu’ils doivent cultiver !

Autre leçon des recherches conduites dans la cadre de co-extra : si les méthodes de détection permettent à l’infini de déceler ou non la présence d’Ogm, les travaux ont été conduits afin de déterminer quelle est la meilleure méthode à employer pour limiter les coûts des examens en laboratoires tout en garantissant la qualité des produits.

Mais sur le terrain, les travaux de recherche ont aussi permis d’apprécier les pratiques que s’imposent les opérateurs pour garantir, selon leurs propres critères, la qualité des produits qu’ils commercialisent. Ainsi, la norme de 0,9% d’Ogm retenue pour l’étiquetage des produits non Ogm n’est pas en fait celle des opérateurs compte tenu des

Les réactions d'Orama

« Le programme de recherche européen Co-Extra préconise le confinement des cultures Ogm dans des zones dédiées. Un scénario inacceptable et en contradiction avec la  liberté de choix des producteurs.»
«Les producteurs de grandes cultures réunis au sein d’Orama s’opposent fermement à la  notion même de zones dédiées à tel ou tel type d’agriculture qu’elle soit conventionnelle, bio  ou Ogm. Un tel système irait à l’encontre de la loi votée en France en mai 2008 permettant de produire avec ou sans Ogm.»

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incertitudesque génèrent un tel seuil. Ces derniers se fixent comme objectif un taux d’impureté inférieur à 0,1% qui les met d’emblée à l’abri des exigences réglementaires. Autrement dit, ce seuil protège, d’une certaine façon, les opérateurs des incertitudes induites par les techniques d’analyses employées et de la pertinence des résultats qui en découlent. Ce qui n’est pas non plus sans conséquences sur les pratiques culturales et de confinement à adopter.

         


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