Élevage laitierEmbaucher un salarié : les conditions à respecter

| par | Terre-net Média

« Et si j'embauchais un salarié ? » Vous vous êtes peut-être déjà posé la question mais les contraintes associées vous ont poussé à renoncer. Le Cniel, l'Institut de l'élevage et leurs partenaires se sont penchés sur le sujet et vous donnent les moyens de prendre la bonne décision.

Même s'il semble coûter cher, le salarié a l'avantage d'être polyvalent par rapport à un robot de traiteMême s'il semble coûter cher, le salarié a l'avantage d'être polyvalent par rapport à un robot de traite. (©Terre-net Média)

Pour se dégager du temps ou s’agrandir et développer l’activité de leur exploitation, de nombreux éleveurs ont aujourd’hui recours au salariat. Le Cniel et l’Institut de l’élevage ainsi que leurs partenaires ont élaboré un dossier intitulé « organiser le travail sur son élevage laitier ». Il se compose de 15 fiches pratiques et de témoignages pour accompagner les éleveurs dans le management des salariés et la gestion en association.

Identifier ses besoins et le profil du candidat idéal

Avant d’embaucher un salarié, il faut connaître les besoins sur l'élevage : que devra-t-il faire ? Quelles devront être ses compétences ? Combien de temps cela va-t-il lui prendre ? Selon l’objectif recherché, le salarié n’aura pas tout à fait le même profil : il pourra être très spécialisé (par exemple uniquement dédié à la traite) ou polyvalent et autonome s’il est amené à faire des remplacements. Dans certains cas, le salarié n’est d’ailleurs pas la meilleure solution. Une Cuma, l’installation d’un robot ou une ETA peuvent mieux correspondre.

Une fois les besoins définis, il faut déterminer les critères indispensables que le candidat devra détenir (connaissances, savoir-faire, savoir-être, valeurs…). L’annonce d’emploi pourra ensuite paraître sur les réseaux dédiés (pôle emploi, Apecita, organisations professionnelles agricoles…). Il ne faut pas hésiter à en faire part aux établissements d’enseignement agricole qui sont une bonne source pour trouver des candidats (certains peuvent commencer à travailler sur l’exploitation dans le cadre d’un stage ou d’un apprentissage). Un entretien de recrutement devra être fait pour informer le candidat sur le poste à pourvoir, connaître son parcours et évaluer ses compétences et sa motivation.

L’embauche : un coût et des procédures à respecter

Bien entendu, avant d’embaucher, il faut vérifier la capacité financière de l’exploitation en établissant un prévisionnel. Le coût engendré sera nécessairement dépendant du type de contrat de travail (CDD/CDI), du temps de travail (temps plein/partiel), du niveau de quali­fication, de l’expérience professionnelle, de la classi­fication et du salaire horaire brut.

En plus du salaire net, il faut compter les charges sociales salariales et patronales. À titre d’exemple, pour un salarié rémunéré 1 648 euros brut par mois (Smic + 10 %), il convient d’ajouter 716 euros de charges patronales. Ainsi le salarié représente un coût mensuel avant allègements de 2 364 euros. Les coûts directs et indirects ainsi que les réductions et exonérations possibles sont exposés en détail dans la fiche correspondante.

En tant qu’employeur, l’éleveur doit effectuer plusieurs démarches pour préparer l’arrivée de son salarié (réaliser la déclaration préalable à l’embauche, inscrire le salarié sur le registre unique du personnel, rédiger le contrat de travail, demander une visiter médicale auprès de la médecine du travail…) Il lui est également obligatoire de remplir le document unique d’évaluation des risques professionnels, avec pour but d’identifier les risques sur l’exploitation. Ces obligations sont toutes listées dans le dossier.

Pour aller plus loin (manager un salarié, organiser le travail, mieux communiquer…), consultez « organiser le travail sur son élevage laitier »

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DÉJÀ 8 RÉACTIONS


Patou
Il y a 81 jours
Le point commun entre le Cniel et nous ?Le lait Eux en vivent très bien et nous on en crève
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tintin
Il y a 81 jours
pas de probleme avec un taux de marge de 40% je pourrais aussi avoir une secretaire pour faire la paperasse...en plu de mes deux jachers(2*35heures)
zut y manque un zero devans le 4 a mon taux marge....
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gillesdu01
Il y a 81 jours
Le CNIEL n'a pas de problème de trésorerie puisqu'il se sert dans nos poches ....ensuite ils se grattent la tête ( façon de dire ...) comment utiliser ce pognon et nous donner des leçons ....
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steph72
Il y a 81 jours
Comme la production laitiere ne paie pas,s'il faut embaucher c'est meme pas rentable ,vaut mieux arréter le lait .
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Bonarien
Il y a 81 jours
Eh cher collègues entièrement d accord avec vous mais à part le Marchand de pommade Rouyer le Cniel ne vous parlera pas du prix du lait et pour cause le President si je m abuse c est Roquefeuil et le vice président Chevreul de Savencia Donc on va vous apprendre à être plus rentable , vous expliquera comment ne pas salir la cuvette quand vous faites pipi mais on ne vous parlera pas de prix du lait et pour cause !
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Éleveur
Il y a 81 jours
Occupez vous plutôt d'augmenter nos prix de vente de nos produits ; qu'on puisse vivre de notre métier. Car bientôt il n'y aura plus d'agriculteurs en France !!!!!
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paysan
Il y a 81 jours
le cniel des rigolos, pas la peine de gratter du papier ou de faire un article sur ça on le savait déjà, occupez-vous plutôt à faire remonter le prix du lait !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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vik
Il y a 81 jours
Ah bon !!!!!!!!!!!!!!!!!!
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