Sia 2018Egérie du Salon de l'agriculture, la vache Haute est arrivée à Paris

| AFP

Avec son énorme cloche de laiton, à peine impressionnée, la vache « Haute », choisie pour être l'égérie du Salon de l'agriculture 2018, est arrivée jeudi soir à Paris sous les flashs des photographes.

Haute, vache aubrac, égerie du Sia 2018Haute est arrivée avec son veau Olympe à Paris. (©Sia 2018)

L'animal de six ans, dont l'image est déjà affichée partout dans le métro et sur l'arrière des bus, est descendu de l'énorme camion qui la transportait depuis Laguiole (Aveyron) avec quelques-unes de ses congénères pour participer au salon jusqu'au 4 mars, ont constaté les journalistes de l'AFP.

« C'est un grand honneur de représenter cette race de vache, qui vient de passer les 200 000 animaux » a affirmé Thibault Dijols son éleveur, arrivé quelques heures avant elle au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, où se tient le salon.

Bottes de caoutchouc et bâton de berger à la main, Thibault Dijols salue le « travail collectif » qui permet à son animal de représenter les éleveurs cette année, après « Fine » une petite vache pie-noire bretonne l'an passé.

A peine sortie du camion, la vache, robe blond froment et yeux noirs sous ses cornes en lyre, a foulé la moquette encore bleue du salon pour rejoindre la stalle d'honneur qui lui est réservée et où toute la semaine elle va être chouchoutée, ainsi que son veau Olympe.

L'Aubrac est une vache allaitante élevée pour sa viande et originaire des plateaux du sud de l'Auvergne.

Aujourd'hui, elle s'exporte « partout dans le monde » explique à l'AFP Christian Valette, éleveur et patron du restaurant « la maison de l'Aubrac » à Paris, présent pour l'occasion, qui a des « rendez-vous » d'affaires avec des interlocuteurs chinois durant le salon pour exporter sa viande. A condition que la levée de l'embargo chinois sur la viande française soit « effective » rapidement, comme l'a annoncé le président Emmanuel Macron lors de son récent voyage à Pékin. « Nous avons de grands atouts sur le plateau, des vaches sans hormones, sans antibiotiques, nourries au foin de montagne, ce qui fait toute la palette aromatique de la viande » a remarqué Christian Valette. Les éleveurs « respectent leurs animaux, les conduisent jusqu'en fin de carrière en les bichonnant, ils entretiennent aussi le paysage, le territoire, les haies, ils préservent la flore et sont garants de l'équilibre du paysage » a-t-il noté. « Sinon, la végétation prendrait le dessus ».


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