Vaches fantômes aux Pays-BasQuelles seront les suites données aux fraudes qui pénalisent la filière lait ?

| par | Terre-net Média

Trois eurodéputés saisissent la Comission européenne quant aux suites de la fraude aux vaches fantômes que connaissent en ce moment-même les Pays-Bas et à la remise en cause des dérogations sur les émissions polluantes.

La fraude aux vaches fantômes des Pays-BasLes eurodéputés réclament des réponses quant aux mesures prises pour les fermes néerlandaises ayant fraudé mais aussi quant à la dérogation nitrates dont bénéficie le pays. (©Terre-net Média)

Suite au scandale des vaches fantômes aux Pays-Bas, trois eurodéputés (Eric Andrieu, Maria Noichl et Marc Tarabella) ont décidé d'interpeller la commission européenne suite au blocage des 2 000 fermes ayant fraudé. Dans leur courrier, ils expliquent que « ces exploitations, en agrandissant leur cheptel et en contournant les quotas européens d’émissions polluantes, déséquilibrent l’offre et pénalisent le reste des producteurs européens, déjà touchés par la crise de surproduction actuelle. »

Les deux points qu'ils souhaitent voir éclaircis concernent les mesures prises pour ces fermes et les dérogations sur les émissions polluantes :

« - Quelles mesures la Commission européenne compte-t-elle prendre pour faire face à cette fraude d’envergure qui risque de pénaliser l’ensemble de la filière laitière européenne ?

- Au regard de ces nouveaux éléments, la Commission européenne envisage-t-elle de mettre fin aux dérogations sur les émissions polluantes dont bénéficient les Pays-Bas ? »

Les dérogations sur les émissions polluantes des Pays-Bas

Par mesure environnementale, la directive européenne nitrates limite les déjections d'azote organique à 170 kg d'azote/ha. Mais les Pays-Bas bénéficient d'une dérogation avec un plafond à 230 kg/ha voire même 250 kg dans certaines zones. En contrepartie, le pays s'était engagé à limiter ses déjections de phosphore.

Par manque de surface d'épandage dans le pays, le lisier produit doit être recyclé mais ces traitements coûtent cher aux agriculteurs. Ainsi, des exploitations auraient fraudé en épandant illégalement des surplus de lisier produits. Cette fraude massive a explosé au grand jour fin 2017 avec dans le coup également, des transporteurs, des laboratoires et des cabinets comptables.

La fraude au lisier tout comme celle des vaches fantômes permettent aux Néerlandais de poursuivre leur croissance dans la filière laitière en passant outre les réglementations et en déstabilisant le marché laitier.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 3 RÉACTIONS


PàgraT
Il y a 978 jours
Dites vous que si les cours sont si bas, vous pouvez dire merci aux comportements tels que ceux ci. Les hollandais ont souvent été à la source des normes toujours plus restrictives(nitrates, taille des cages, etc..). N'oubliez pas qu'ils sont en affaires comme ils jouent au foot; ils cassent les pattes des adversaires! Leur déconvenue est juste un bon retour de boomerang! Enfin pour devenir intouchable, il faut aussi écouter les attentes de la société et là le modèle productiviste à outrance, pratiqué par les oranges, ils ne sont pas les seuls, s'en écarte outrageusement! Leur système est très loin de l'agriculture de conservation, dont vous semblez prendre le chemin!
Répondre
PATRICE BRACHET
Il y a 978 jours
Ou quand les écologistes ont trop de pouvoir et que la machine d inverse : Au début des années 2000 j avait fait un voyage d étude en Hollande. J avait visité un polder qui a la demande des écologistes ) très puissant) a l époque devait et a été remis en eau pour info c était superbe je n ai jamais vu un tel ensilage d herbe ! Aujourd’hui je crois savoir que nos collègues sont très bien conseillés pour contourner toutes les lois et règlements Peut être que nous au lieu de nous disperser ferions bien de nous unir pour devenir intouchable mais c est un rêve !!
Répondre
PàgraT
Il y a 979 jours
inadmissible que les néerlandais puissent conserver leurs dérogations!
Répondre