LoupDes éleveurs déçus lèvent leur camp devant la préfecture de Gap

| AFP

Des éleveurs qui bloquaient l'entrée principale de la préfecture des Hautes-Alpes depuis lundi soir ont levé le camp dans la nuit de mercredi à jeudi sans avoir obtenu l'autorisation de tirer sur les loups dans le c½ur du parc national des Ecrins.

« Il n'y a rien à faire pour que l'on puisse tirer dans le Parc national des Écrins », a rapporté le président de la FDSEA des Hautes-Alpes René Laurens devant environ 200 agriculteurs mobilisés, en rendant compte d'une réunion entre la présidente du principal syndicat agricole, la FNSEA, Christiane Lambert, et la ministre de la transition écologique mercredi à Paris.

La brigade loups de l'office national de la chasse et de la faune sauvage est elle attendue jeudi pour procéder à de potentiels tirs aux abords du parc. Selon René Laurens, la ministre Élisabeth Borne « a annoncé qu'elle viendrait dans les Hautes-Alpes le plus rapidement possible mais son agenda est chargé ».

Après ces annonces, la tension est montée d'un cran et les manifestants ont aspergé des cours de la préfecture de lisier, de bouses, bottes de paille et ont jeté de la paille incendiée à travers les grilles. Finalement, ils ont levé le camp vers 23 h, a constaté un correspondant de l'AFP.

La colère des éleveurs fait suite à la découverte la semaine dernière de 97 brebis mortes à Villar-Loubière (Hautes-Alpes) après avoir chuté d'une falaise en raison d'une attaque de loup, selon les agents du parc. Ils réclamaient au gouvernement l'autorisation de procéder à des tirs de défense dans le Parc national des Écrins en cas d'attaque de loup. Aujourd'hui, les tirs de défense ou de prélèvement sont autorisés dans les zones dites « d'adhésion » des parcs nationaux.


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