CommercialisationUne exploitation sur quatre du bassin parisien est engagée en circuit court

| par Pierre-Eloi Bouche | Terre-net média

Le bassin parisien compte environ 5.600 exploitations, dont 1400 sont engagées dans des circuits courts. Cette région est largement au dessus de la moyenne nationale pour les circuits courts, selon Agreste*, la vente directe est aujourd'hui considérée comme « le pilier de la commercialisation agricole en Ile-de-France ».


La commercialisation en circuit court, un avantage pour
les exploitations à proximité des villes.
(© Terre-net Média )

Les circuits courts, dans le bassin parisien marquent une forte adaptation à l'urbanisation, car un exploitant sur quatre vend en circuit court.

Ces circuits concernent principalement les fruits et légumes, ainsi que certains produits d’élevage (volailles, œufs, lait, fromage, miel), c'est-à-dire des productions qui sont marginales en termes d’occupation de l’espace dans la région.

Les circuits courts concernent principalement deux catégories d’exploitations en Ile-de-France :

  • Pour 46%, ce sont des exploitations spécialisées (en moyenne 12 Ha de type maraîchage, arboriculture, apiculture, petit élevages,etc.) qui sont très fragiles et les premières à disparaître. Des prix de vente trop bas face à des charges croissantes, notamment en main d’œuvre sauf pour les exploitations qui, justement, ont trouvé une forme de commercialisation en circuit court efficace.
  • Pour 34%, des exploitations mixtes (76ha en moyenne), à base céréalière avec un atelier de production spécialisé, petit élevage et ou maraîchage. Le reste des exploitations en circuit court est surtout le fait de structures de type associatif.

Une volonté d'augmenter et d'appuyer les circuits courts en Ile-de-France


Huit formes principales de circuits courts ont été distinguées parmi les exploitations du bassin parisien : les marchés forains, la vente à la ferme, les cueillettes, paniers, Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), ventes internet, grande distribution (en direct), vente directe aux professionnels (restaurant, petits commerçants, etc.).

Des initiatives sont portées par les pouvoir publics (la région et les Chambres d’agriculture) pour encourager et activer l’agriculture périurbaine, et notamment les circuits courts. La part actuelle devrait alors encore augmenter. Des conseillers orientés «diversification» sont embauchés par les chambres consulaires qui concernent l'Est et l'Ouest de l'Ile-de-France pour favoriser la conversion des exploitations. La part des exploitations commercialisant en circuits courts devrait donc continuer à augmenter et devenir incontournable en Ile-de-France.

N.B : *Données Agreste 2005

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