En visite au SpaceBernard Hinault, éleveur : « Sachons nous vendre »

| par | Terre-net média

A deux mois de sa retraite d'éleveur de bovins viande, l'ancien champion cycliste Bernard Hinault est en visite au Space. Il était le grand témoin de la conférence « Agriculture : les images qui font vendre » organisée par le Syrpa*. L'agriculture a encore fort à faire en communication, conclut-il.

« Il y a encore du boulot sur la communication » conclut Bernard Hinault à l'issue de la conférence. Quel boulot ? « Il faut déjà bien expliquer ce qu'est le métier d'agriculteur et ce qu'est l'agriculture d'aujourd'hui. » Car bien souvent les médias et le grand public ont encore comme référence l'agriculture d'hier, voire d'avant-hier.


Pour Bernard Hinault, « il faut aussi que les paysans sachent aller vers l'extérieur, que les gens ne s'enferment pas sur eux-même ». Avec son épouse Martine, l'ancien champion cycliste élève des bovins viande à Calorguen dans les Côtes d'Armor... Pour quelques semaines encore, puisqu'ils prendront leur retraite d'agriculteur fin octobre 2006.
(© Photo Pierre Boiteau - Web-agri)

Il s'agit d'éviter les informations tronquées. Cela commence par « dire la vérité aux médias sur notre métier ». Ainsi ils parleront d'agriculture en connaissance de cause. Et cela éviterait certaines associations d'images : « L'agriculture ce n'est pas qu'un gars en train de traiter... mais c'est pourtant cette image que l'on voit les trois quarts du temps quand un reportage parle d'agriculture. » regrette Bernard Hinault. « Quand on pense à ce que l'on a dit à un journaliste et que l'on voit ce qui est fait derrière, il y a parfois des surprises » regrette-t-il aussi. 

Mieux expliquer son métier

Dans certains cas, il peut arriver que l'information soit tronquée par un média voire que des propos soient détournés. « Je l'ai vécu en tant que coureur cycliste » explique-t-il. Il a alors « fermé les portes » : plus d'interview accordée aux fautifs. Mais cela ne peut se faire que pour des personnes connues.

Mieux expliquer son métier reste donc bien la principale solution. Que ce soit auprès des médias ou du grand public.

Pour que cette communication entre l'agriculture et les autres publics se fasse « il faut aussi que les paysans sachent aller vers l'extérieur, que les gens ne s'enferment pas sur eux-même ». Savoir accueillir les gens chez soi, physiquement ou par un reportage par exemple, précise-t-il. Et d'insister : « Ne nous bloquons pas en nous disant "je suis un pollueur, je suis ceci, je suis cela...". Non nous ne sommes pas ça. » Et de conclure : « Sachons nous vendre ! »

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