SavenciaBénéfice net 1S divisé par deux en raison de cours de change défavorables

| AFP

L'industriel fromager Savencia, qui compte des marques comme Caprice-des-Dieux, Tartare ou Saint-Albray, a vu son bénéfice net divisé par deux au premier semestre 2018 et prévoit un deuxième semestre touché par la volatilité de l'économie laitière et les cours de change défavorables.

De janvier à juin, le bénéfice net de Savencia Fromage & Dairy est ressorti à 32 millions d'euros contre 62 millions l'année précédente. Le chiffre d'affaires du groupe est pour sa part resté stable à 2,35 milliards d'euros malgré la dévaluation de la plupart des devises au regard de l'euro, indique le groupe dans un communiqué. Les produits fromagers ont connu une légère hausse, à 1,34 milliard d'euros, tandis que les autres produits laitiers reculaient de 2,7 % à 1 milliard. La différence entre le total des ventes des deux activités et le chiffre d'affaires du groupe s'explique par le fait que ce dernier élimine des ventes internes, réalisées entre les deux branches d'activité de Savencia.

Le résultat opérationnel courant au 30 juin 2018 recule lui de 31 % par rapport à 2017. « Ce recul est principalement lié à la France. Il est affecté notamment par la forte hausse du prix des matières premières et la chute des cours des ingrédients laitiers. Les hausses de tarifs obtenues sont insuffisantes pour couvrir l'évolution de cet environnement. La marge opérationnelle courante consolidée passe ainsi de 4,4 % à 3,1 %. Elle recule de 1,4 point à 4,7 % pour les produits fromagers et de 1,0 point à 1,8 % pour les autres produits laitiers», souligne Savencia. « Le résultat opérationnel prend en compte l'impact des rationalisations annoncées dans les pays d'Europe centrale dans le cadre d'actions permanentes d'amélioration de la productivité industrielle », ajoute le groupe.

Selon Savencia, le deuxième semestre restera touché « par la demande des marchés, la volatilité de l'économie laitière et les devises ». Le groupe avait vu son bénéfice net reculer de 11 % en 2017, à 93 millions d'euros, principalement en raison de la hausse du coût des matières premières.


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DÉJÀ 2 RÉACTIONS


steph72
Il y a 316 jours
Forte hausse des matières premières ,faut quand meme pas pousser!
Les eleveurs ont eu 2 ans de crise avec des cours très bas et il suffit d'une petite amélioration de prix pour ça vienne pleurer.
Un retraité producteur de lait me racontait qu'il y a 40 ans le lait etait payé 305 aujourd'hui rien n'a changé.
Vous allez bientot regretter, les producteurs vont devoir supporte le cout de la sécheresse ,s'il n'y pas une remonté du prix du lait,il ne faudra pas s'etonner qu'ils abandonnent.
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Bonarien
Il y a 316 jours
Si je comprends bien moins le lait est payé meilleur sont les bénéfices et bien on n est pas prêt à rouler sur l or!!!??
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