[Témoignage] Mon projet, mon avenir« Améliorer le bien-être des vaches et sols » grâce au financement participatif

| par | Terre-net Média

Gilles et son associé Loïc sont « convaincus » qu'il leur faut se « réapproprier » leur « métier pour être en phase » avec leur « vision de l'élevage et être plus résilients face au marché ». Ils veulent « tendre vers un système agricole durable, plus autonome et garantissant un confort de vie optimal » à leurs « vaches et sols ». Pour réussir cette transition, ils ont sollicité l'accompagnement des citoyens via la plateforme de financement participatif Miimosa.

gilles baradat eleveur de vaches laitieres dans le bearnGilles Baradat élève 130 vaches laitières dans le Béarn avec son associé Loïc. (©SCEA de la Marlère)

« Nous réapproprier notre métier pour être en phase avec notre vision de l'élevage et être plus résilients face au marché » : tel est le beau projet de Gilles Baradat et Loïc, son associé sur la ferme laitière familiale, la SCEA de la Marlère à Saint-Armou, située sur les coteaux du Béarn aux pieds des Pyrénées. L'un s'y est installé avec son père et sa mère en 1997 et l'autre y a été apprenti. Tous deux se sont bien trouvés : ils sont passionnés d'élevage, le premier depuis toujours, le second l'étant devenu en « côtoyant des voisins agriculteurs ». Leurs compétences et caractère sont, en outre, « très complémentaires ».

Au départ en retraite des parents, ils s'associent. Comme quoi l'apprentissage favorise l'installation en agriculture ! Une vingtaine d'années plus tard, les deux éleveurs partagent toujours une « approche commune » de leur profession : désormais, ils veulent « tendre vers un système agricole durable, plus autonome et garantissant le bien-être » de leurs « vaches et sols ».

Un assolement revu en profondeur

Retrouvez, sur le même sujet, cet autre témoignage de la série "Mon projet, mon avenir" :
Des prairies pour réduire l'empreinte carbone de l'exploitation laitière

Ils participent d'abord au programme environnemental "Les 2 pieds sur terre" lancé par leur laiterie Danone en février 2018. Puis, ils effectuent le diagnostic Cap2ER de l'Institut de l'élevage Idele. Deux démarches qui les incitent à réduire leur empreinte carbone de 12 %, c'est-à-dire de 207 tec/an. Pour y parvenir, ils revoient en profondeur leur assolement sur les 80 ha de SAU. Ils diminuent leur surface de maïs fourrage et de céréales, d'une trentaine et d'une vingtaine d'hectares respectivement à l'origine, et sèment 18 ha de maïs et haricot en association, 8 ha de luzerne, 8 ha de soja destinés à l'autoconsommation et 8 ha de méteil protéique en interculture. Ils passent également de 15 à 20 ha de prairies temporaires, où ils implantent davantage de trèfle.

champ de luzerne en associationLes deux associés sèment 18 ha de maïs et haricot en association, 8 ha de luzerne, 8 ha de soja destinés à l'autoconsommation et 8 ha de méteil protéique en interculture. (©SCEA de la Marlère)

En savoir plus sur :

Le 
programme environnemental "Les 2 pieds sur terre" de Danone

En février 2018, le groupe laitier s'est engagé, aux côtés de Miimosa et de l'Institut de l'élevage Idele, à soutenir « l'agriculture régénératrice » et à co-financer, avec les citoyens, « des projets concrets en faveur de la santé des sols, de la séquestration du carbone, de la biodiversité ou encore du bien-être animal. D'autres infos sur la démarche "Les 2 pieds sur terre" ici.

Le diagnostic Cap2ER de l'Institut de l'élevage Idele

C'est un outil de calcul automatisé des performances environnementales en élevage de ruminants. Il évalue les différents impacts environnementaux d’une exploitation : émissions de gaz à effet de serre, acidification de l’air, qualité de l’eau (eutrophisation), épuisement des ressources fossiles, etc. ainsi que les éventuelles contributions positives de l’élevage (stockage du carbone dans les sols, maintien de la biodiversité...). Il permet de faire un bilan de type analyse des cycles de vie (ACV) des kilos de lait ou de viande produits. Tous les détails sur le diagnostic Cap2ER ici.

Quand les citoyens financent leurs propres attentes

Des changements qui reflètent « leur philosophie agricole » : assurer aux 130 vaches laitières, comme aux sols, « un confort de vie optimal » en leur offrant « la meilleure alimentation possible, sans OGM et autonome en protéines produites dans nos champs », mais aussi le logement le mieux adapté. Deux conditions sine qua non pour qu'elles soient « en bonne forme, produisent 1,1 millions de litres de lait par an et vivent plus longtemps ». Toutefois, ces modifications ont un coût : 43 100 € au total, dont 11 600 € pour l'implantation des nouvelles cultures, auxquels s'ajoutent 24 500 € pour l'achat d'un pendillard afin d'« améliorer la gestion de la fumure organique ».

systeme aeration batiment vaches laitieresL'un des volets du projet de Gilles et Loïc : améliorer l'aération de la stabulation des vaches laitières. (©SCEA de la Marlère)

L'aménagement de la stabulation, lui, représente un investissement de 7 000  € : 6 000 € pour ouvrir un accès vers les pâtures et 1 000 € pour rénover les dispositifs d'aération et d'abreuvement. Gilles et Loïc reçoivent une aide de Danone mais celle-ci ne couvre qu'un quart de la somme à investir. Pour accompagner leur transition vers un nouveau système agricole plus respectueux des animaux et des sols selon eux, et donc des attentes sociétales, ils se tournent vers cette même société et font appel au financement participatif sur la plateforme Miimosa. L'objectif : récolter 4 000 € avec un premier palier de 1 500 € pour les travaux au niveau du bâtiment et un second de 2 500 € pour la mise en place du méteil.

Le projet de Gilles et Loïc a participé l'opération "Je sais J'agis" (organisée du 16 au 20 octobre 2019 par Danone en partenariat avec Auchan)



Dans tous les magasins du distributeur, pour un produit de la gamme des Filières responsables engagées pour vous d’Auchan et des marques de Danone, acheté entre le 16 et le 20 octobre 2019, 10 centimes sont reversés à des agriculteurs qui font évoluer leurs pratiques autour de quatre thèmes : la préservation des sols, la biodiversité, l'agriculture biologique et le bien-être animal. 18 initiatives ont été retenues et les consommateurs ont voté sur le site internet Auchan-agit.fr pour celle qu'ils désiraient le plus soutenir. 50 % des fonds récoltés seront octroyés à la thématique ayant obtenu le plus de votes, 30 % à la deuxième et 20 % à la troisième. Résultat : c'est le bien-être animal qui est arrivé en tête. Dès le début de l'année 2020, il sera possible de suivre en ligne l'avancée des différents projets.

Avec 1 380 € collectés, soit 92 % du montant fixé, les deux producteurs ont eu raison d'impliquer les citoyens dans leur projet agricole. Ces derniers peuvent d'ailleurs encore les soutenir pour qu'il soit financé à 100 %. Mais attention, il faut faire vite : il ne reste plus qu'un jour avant la clôture du premier appel aux dons. En contrepartie, Gilles et Loïc proposent à leurs donateurs des packs de yaourts, des paniers garnis de produits laitiers et même de baptiser une génisse !

Chaque mois, retrouvez « Mon projet mon avenir » #MPMA, un témoignage réalisé en partenariat avec MiiMOSA , le premier site de financement participatif exclusivement dédié à l’agriculture et à l’alimentation.

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DÉJÀ 2 RÉACTIONS


Professeur tournesol 🌻?
Il y a 7 jours
Moty vaut mieux que personne ne donne l envers du décor car le politiquement correcte...... Laisse un goût d amertume en bouche
Répondre
Moty
Il y a 7 jours
Passer en agriculture durable, n'est en général pas un gros investissement.
Augmenter l'autonomie OUI, mais il faut viser 95 à 100 % , et de là en résulte de grosses baisses de charges.
Perso, 2 choses me chagrinent : - le chargement élevé ? 130vl + suite ? sur
80 ha !!
- faire de la pub pour une gms !!! NON
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