Etude européenne sur le machinismeSeuls 25 % des Français projettent d'investir

| par Elodie Mas | Terre-net média

Les organisateurs d'Agritechnica ont dévoilé fin mai les nouveautés de l'édition 2009 qui se tiendra du 10 au 14 novembre à Hanovre. Ils ont aussi présenté les résultats d'une étude d'opinion menée auprès de 3.500 agriculteurs européens.


Agritechnica vise cette année 300.000 visiteurs
dont 4.000 Français. (© DR)
« Les professionnels ont été interrogés en février donc certains chiffres auraient sans doute évolués depuis en fonction du contexte économique et social, mais ça donne tout de même des indications et des comparaisons », précise Jochen Köckler, gérant d’expositions de la DLG, association organisatrice d’Agritechnica qui a commandé cette étude à Kleffmann Group.

Pour dégager des tendances européennes les plus fiables possible, l’enquête a pris des échantillons représentatifs par pays : 750 agriculteurs allemands, 750 Français, 500 Polonais, 400 Russes, 350 Anglais, 350 Ukrainiens, 300 Hongrois et 300 Tchèques. « Nous avons aussi ciblé les exploitations de plus de 50 hectares spécialisées en cultures et/ou élevage. » En voici quelques enseignements :

  • La situation économique : « Depuis 2003, la tendance est partout clairement à la baisse. Il n’y a qu’au Royaume-Uni où la situation s’est améliorée, en partie grâce à la devise, résume Jochen Köckler. On constate que la situation économique d’ensemble est en revanche plus critique que leur situation individuelle puisque, hormis les Anglais, les agriculteurs des sept autres pays estiment à plus de 21% que la conjoncture agricole est très mauvaise alors que seuls 6 à 17% des agriculteurs jugent leurs affaires très mauvaises. »
    En France, 4% des agriculteurs interrogés évaluent la conjoncture bonne, 32% normale, 44% mauvaise et 21% très mauvaise. Concernant leurs exploitations, 18% disent leurs affaires bonnes, 49% normales, 24% mauvaises et 9% très mauvaises.
  • Les intentions d’investissements : à la question sur un éventuel projet d’investissement dans les 12 prochains mois, ce sont les Français qui sont les plus frileux avec seulement 25 % de réponses positives. A l’inverse, 55% des agriculteurs russes interrogés projettent d’investir, ainsi que 47% des Allemands et Hongrois, et 46% des Anglais. « On ressent les effets de la crise mais c’est inégal selon les pays. Les investissements dans le domaine des travaux aux champs constituent toujours un point fort et l’intérêt pour les énergies renouvelables augmente, notamment en Allemagne, France et République Tchèque. »
  • Les spécificités françaises : l’enquête a ensuite mis en avant les particularités de chaque pays. La France accuse une baisse très nette des intentions d’investissements puisqu’elles sont passées de 46% à 25% depuis le printemps 2008.
    Et parmi ceux qui comptent investir pour les travaux aux champs, les priorités iront aux tracteurs (21%), devant les matériels de travail du sol (10%), ceux pour le paillage et les semis directs (8%), le matériel pour la fertilisation et la protection des cultures (7%) et les moissonneuses-batteuses (5%).
    Concernant les travaux à la ferme, les cinq principaux investissements projetés sont les bâtiments (12%), les étables à vaches laitières (11%), la réfection ou la modernisation des bâtiments (9%), le stockage et le séchage des céréales (5%) et le matériel de traite (4%).
    Quant aux investissements concernant les énergies renouvelables, l’énergie solaire (14%) caracole en tête devant le parc éolien (2%) et les installations de méthanisation et chauffage aux plaquettes forestières (1%).

Pour en savoir plus le salon allemand, lire  « Agritechnica a dévoilé ses nouveautés »


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