José BovéMis en examen par un juge suisse après une manifestation en 2003

| AFP

José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a annoncé avoir été mis en examen jeudi à Millau pour "dommages à la propriété, violation de domicile, menace et émeute" par un juge d'instruction suisse à la suite d'une manifestation devant le siège de Nestlé à Vevey, en Suisse, le 28 mars 2003.

La mise en examen lui a été signifiée au palais de justice de Millau par la juge d'instruction Danièle Novis, agissant dans le cadre d'une commission rogatoire internationale au nom du juge d'instruction suisse Hervé Nicod, a-t-il précisé lors d'un point de presse.

Les faits reprochés à José Bové et qui sont passibles de prison et d'amende, se sont produits à la veille d'une importante réunion préparatoire à Genève des négociations agricoles de l'OMC à Cancun (Mexique).

L'organisation internationale Via Campesina, dont José Bové est membre du secrétariat, avait appelé des paysans de plusieurs pays d'Europe à manifester devant le siège de Nestlé international, la firme agroalimentaire étant prise pour cible car "symbole d'une multinationale exploitant les paysans du nord et du sud".

Au cours d'une conférence de presse tenue avec son avocat Me François Roux, le leader paysan est revenu sur l'affaire en expliquant que 250 personnes avaient manifesté autour du bâtiment de 20 étages protégé par la police. "Il y a eu une échauffourée : le battant d'une porte vitrée à cédé. Puis une délégation de six personnes a été reçue par la direction", a-t-il expliqué.

L'ouverture d'une information judiciaire consécutive à la plainte de Nestlé vise, selon José Bové, huit personnes, dont deux députés suisses protégés par leur immunité. Pour lui le juge suisse lui reproche une phrase prononcée par boutade, lorqu'il a menacé de "faire subir au bâtiment de Nestlé le même sort que celui du Mc Do de Millau".



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